
à toi, Lou.



Apprendre que le bleu est rare dans la nature. Peu de plantes produisent de pigments bleus (quelques fleurs comme le bleuet ou l'iris). Chez les animaux, le bleu vient souvent d'effets d'optiques (plumes, ailes de papillons). En minéralogie, le lapis lazuli et l'azurite sont parmi les seules sources naturelles de bleu intense.


Ici, le bleu est traditionnellement produit à partir du Lapis Lazuli, broyé, et transformé en pigment (l'outremer) ou d'oxydes métalliques comme le cobalt pour les céramiques. Le bleu y symbolise le ciel, la spiritualité et l'infini.


Mark Rothko qui s'invite, non pour les couleurs, ici, c'est briques et terre, mais pour une tension entre la lumière qui insiste et l'ombre qui résiste.

Khiva et ses ruelles qui se protègent en fin de journée. 40 degrés.


Sous la coupole, les motifs tournent. Non pour orner, mais pour épuiser le mental. C'est une stratégie. Les artistes soufis le savaient : saturer l'oeil pour forcer l'intériorité. L'Art comme piège à égo.
Souvenirs des Derviches Tourneurs de Konya, en Turquie. Il m'en aura fallu du temps pour comprendre l'interminable répétition des boucles, le défi au vertige. Et enfin, un beau jour, on ne confond plus profondeur et durée.

















L'aniconisme consiste à ne pas représenter d'êtres humains ou d'animaux. Cette idée vient d'une volonté de respecter le divin en évitant toute imitation de la création. A la place, les artistes développent des formes abstraites.

Calligraphie, motifs géographiques, arabesques. Il s'agit d'exprimer la beauté et la spiritualité, sans figurer le vivant.
Et parfois, les martinets noirs s'en mèlent.

Contourner l'aniconisme en représentant des animaux imaginaires est une pratique artistique ancienne et subtile : l'artiste crée des chimères pour former une créature qui n'existe pas dans la nature.
Peintures murales du musée Afrasiab, appelées Peinture des Ambassadeurs,









Le Martin Triste (Acridotheres tristis) : omniprésent, bruyant, chassé, apparemment invasif, voire vecteur de risques sanitaires dans de nombreux pays, cause de graves dégâts dans les champs. Bref, coup de coeur pour ce fléau à plumes relou sous caféine et mal aimé.



Lou, tu aurais suivi son vol du bout de tes doigts.









Dormir dans une ancienne médersa, jadis école coranique, aujourd'hui temple discret du tourisme. Déroutant. Et magnifique.



Contrepunto, musique et maths...
(Mais c'est quand même Chopin que j' 💓 le +, hein)
Allez yo, peep this, Lou, y'a du contrepoint


Son et lumière place du Registan, Samarkande

Une sensation douce et décalée : voyager entre TASHKENT et SAMARKANDE en train à grande vitesse TALGO.
Haute technologie sur rails high-tech glissant sur une terre saturée d'histoire.



Tashkent, Samarcande, Boukhara, Khiva.
Mérci à mes compagnons de route pour ces moments hors du temps. Beau. Chaud. Doux.
Malgré tout.
Francoise BILLAND
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